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Agile Tour Nantes, retours sur le plein de bonnes pratiques – Jour 2/2

Après vous avoir parlé de ma première journée à l’Agile Tour Nantes, voici un récap sur la seconde journée. Au programme, structurer ses idées avec les niveaux de logique de Dilts, partager entre pairs et jouer en collectif. Mais qu’est-ce donc ? La réponse ici !

Trier les idées correctement avec les niveaux de logique de Dilts

Quand on anime des ateliers, on a l’habitude de trier les idées récoltées sous forme de “patates”. Dans cet atelier, Pablo Richard nous propose une autre façon de structurer ces concepts : avec les niveaux de logique de Robert Dilts !

Pour cela, Pablo nous propose une matrice bien utile :

Matrice niveaux de Dilts proposée par Pablo Richard

On pourrait rapprocher ce découpage des Golden Circles de Simon Sinek, qui décomposent une problématique en 3 parties : le quoi, le comment et le pourquoi. Ici, ce pourquoi est encore redivisé en 3 éléments : les croyances/valeurs, la mission et la vision. Pablo nous propose donc de classer les éléments de réponses selon des questions associées à chaque niveau. On peut même résumer la promesse finale sous forme de phrase à trous à remplir.

Pablo Richard nous propose une phrase à trous qui résume notre solution trouvée

La phrase peut être :

Je veux {vision} pour cela, je prévois de {mission} ce qui nécessite {comportement} ce qui résulte à {compétence, capacité} car {croyances, valeurs}. Ce sera réussi si {croyances, valeurs}.

Cette phrase a été rédigée dans un contexte précis et peut servir de base pour construite d’autres phrases de ce type. Pour la réaliser il faut bien entendu avoir en amont classé les idées dans les différents niveaux de la grille.

Un outil clé en main pour échanger entre pairs de façon autonome

Depuis peu, Worklab a mis en ligne une boutique en ligne avec différents outils pour facilitateurs. Il y a pas mal de choses sympas, j’ai d’ailleurs acheté le livre que je trouve bien fait. Lors de cet atelier Margaux Pasquet et Manon Mizrahi nous ont fait testé un nouveau produit qu’ils ont conçu.

Il s’agit d’un pupitre à poser sur une table de 5 participants environ. Il sert de guide pour que les personnes soient autonomes et puissent échanger leurs idées ensemble. Il contient une face “animateur” et une face “participants” : il y a donc une personne au sein du groupe qui anime ainsi qu’un gardien du temps.

Le pupitre au milieu des participants sert de guide

Il suffit ensuite de suivre les consigne indiquées. Dans le grandes lignes, l’exercice consistait à :

  • Une problématique est donnée à l’ensemble des groupes
  • De manière individuelle, chacun note sur une carte verte une solution au problème et sur une carte rouge une difficulté rencontrée quant à celui-ci
  • Les cartes doivent être échangées entre les participants
  • Un premier tour de table est réalisé pour échanger sur les solutions
  • Un second tour de table est effectué pour que chacun expose sa difficulté et les autres participants doivent y trouver des solutions

Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce jeu est que l’équipe est quasi autonome et que comme on parle à tour de rôle à temps égal, tout le monde a sa place et peut d’exprimer. En revanche, je pense que l’outil à lui seul ne peut se suffire et qu’un animateur doit tout de même tourner entre les groupes pour s’assurer que tout fonctionne correctement.

Jouer collectif pour être plus efficace

Nicolas Brichet nous a fait une intervention en plusieurs temps pour nous démontrer que jouer collectif c’est mieux !

1/ Un icebreaker tout en couleurs

Pour commencer, Nicolas nous a demandé de dessiner tous ensemble “jouer collectif”. Chacun devait dessiner une partie pour que cela fasse un grand ensemble et donc un dessin un peu patchwork. Très sympathique et convivial.

Faire un dessin cohérent à plusieurs

2/ Une réflexion sur notre éducation et le monde du travail

Ensuite, il nous a fait réfléchir sur la différence, en France, entre les compétences mises en valeur à l’école et en entreprise. Par exemple, en entreprise, les compétences les plus demandées sont :

  • pensée critique
  • art de communiquer
  • créativité
  • art de collaborer

Cependant, durant toute notre scolarité, on nous a demandé de se concentrer sur des connaissances techniques (maths, orthographes, dates en histoire…) et non sur notre savoir-être. Quand on voulait travailler à plusieurs, c’était tricher et quand on communiquait c’était du bavardage.

Au Québec, en revanche, les compétences requises par le système éducatifs sont similaires à ce qui est demandé en entreprise par la suite :

  • jugement critique
  • pensée créative
  • coopération
  • communication

Le but de cette introduction était de nous faire prendre conscience qu’en France, la collaboration doit s’apprendre en entreprise via les méthodes agiles par exemple. Les jeux qui ont ensuite été faits avaient pour but de nous démontrer qu’à plusieurs et en collaborant on y arrive mieux.

3/ Un jeu qui permet de comprendre l’agilité mais pas que

Nous avons ensuite joué au jeu “artistes et spécifieurs”. Les participants étaient divisés en 2 équipes : une d’artistes et l’autre de spécifieurs. Chaque équipe étaient dans une pièce différente. Seul un messager avait le droit de naviguer d’une pièce à l’autre. Les spécifieurs devaient donner des consignes écrites aux artistes (via le messager qui ne devait pas parler) pour qu’il dessinent un dessin imposé.

Le dessin qui devait être reproduit par les artistes

L’exercice nous a permis de voir plusieurs choses :

  • donner les consignes par petits bouts au fur et à mesure est plus efficace donc communiquer plus souvent de façon plus courte est plus productif
  • poser un cadre est indispensable : avant de donner la première consigne, il faut donner la consigne de la consigne

Dans les grandes lignes, l’exercice permet de démontrer les grands principes de la méthode agile (itérative et collaborative). Si l’exercice vous intéresse, je suis tombée sur cet article super complet.

4/ Un autre jeu, qui démontre qu’ensemble on est plus forts

Le second jeu testé était un jeu à réaliser avec des petits cubes en bois (je n’ai pas le nom du jeu) de différentes couleurs. Autour de la table, il y avait 6 personnes assises et 6 autres personnes debout derrière chaque personne assise.

Le jeu collaboratif avec les cubes

Toutes les personnes assises fermaient les yeux et l’animateur réalisait une figure avec 10 cubes d’une seule et même couleur. Les personnes debout devaient mémoriser la figure puis guider la personne assise qui se trouvait devant elle pour qu’elle reproduise la figure à l’identique tout en gardant les yeux fermés.

Ce qu’il s’est passé durant l’exercice est que chaque “guide” (personne debout) a dit à son binôme de prendre des cubes sans dire combien et que tout le monde s’est jeté sur les cubes. Au final, dans certains binômes, il y avait trop de cubes et dans d’autres pas assez… Tout le monde a été en compétition avec les autres et au final un seul groupe sur six a réussi l’exercice.

Au final, c’est comme dans une entreprise, si chaque service joue individuellement sans se soucier des autres, cela finira par fragiliser l’entreprise. Ce qu’il aurait fallu faire dans l’exercice est de se mettre d’accord entre guides afin de se répartir convenablement les cubes pour que chacun ait un nombre suffisant avec les bonnes couleurs. Ainsi, tous les groupes auraient pu réussir. Collaborer était la bonne solution !

J’espère que ces deux articles vous auront permis de piocher des éléments qui pourront vous aider. Vous avez des choses à partager sur cet évènement ? Les exercices présentés vous font penser à des choses que vous pratiquez déjà ?

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